Quinze ans après le lancement de cette politique de 80% d’une classe d’âge au bac, Stéphane Beaud propose d’en analyser les effets à partir d’une enquête de terrain. Il pose la question de savoir si la très forte poussée de la scolarisation entre 1985 et 1995 s’est réellement accompagnée d’une démocratisation scolaire ? S’appuyant sur les résultats de P. Merle2 il constate qu’il n’y a pas eu de véritable démocratisation car si le nombre de bacheliers a globalement augmenté, les élèves issus des classes populaires sont surtout présents dans les séries les moins nobles du bac (bac G). Alors pourquoi cette formidable poussée ne s’est-elle pas traduite par une véritable démocratisation ?
L’accès au bac et aux études supérieures a-t-il été un mirage ou une réelle promotion pour ces jeunes ?