Agnès van Zanten dans son introduction, marque elle-même les limites de son travail :
« Deux études manquent pour cerner la portée généralisante de deux propositions centrales par rapport à la problématique générale de l’ouvrage »
L’une par rapport à la valeur négative ajoutée à la ségrégation
Comparer à d’autres établissements pour savoir si ce que l’on observe ici n’est pas présent mais à dose plus faible dans d’autres établissements donc moins repérable donc moins pris en compte dans l’activité des acteurs ou si la concentration produit des effets spécifiques qui contribuent à la constitution de l’école de la périphérie. L’auteur penche pour cette alternative mais une démonstration rigoureuse nécessiterait de comparer zones périphériques / zone ordinaire ou favorisée.
L’autre sur la relation marge et norme :
Jusqu’à quel point ce qui se passe à la marge infléchit les normes générales ? La marge peut constituer un « laboratoire d’expérimentation » pour de nouvelles politiques ou pédagogies qui se sont étendues à l’ensemble du système. Ce qui se passe dans l’école de la périphérie ne serait que ce qui va se passer ailleurs dans un avenir proche, il n’y aurait qu’un décalage temporel et pas une différence significative dans les modes de fonctionnement entre périphérie et centre. La thèse qu’elle défend c’est que les ajustements et adaptations ne sont pas forcément connues des autorités et que cela contribue à renforcer la marginalité c’est à dire que certains jeunes sont exclus d’un certain nombre de bénéfices scolaires entraînant la déviance. Les études manquent pour analyser l’étendue de ce phénomène.