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thème 1
De la colonisation à l’impérialisme. La France et ses colonies
mardi 27 septembre 2005
par Sylvain Bellégo

Les dates officiellement retenues pour l’étude de la colonisation correspondent à la période de colonisation algrienne, à laquelle est rapportée l’ensemble de l’histoire coloniale française : en 1830, les troupes françaises prennent Alger, pour quitter la colonie en 1962.

1. Quelques éléments d’histoire coloniale

-  1.1. Justification de la périodisation

Nous nous intéresserons essentiellement à la colonisation sous la IIIème République (1871-1945). Dans un premier temps, il convient de définir les notions de colonisation et d’impérialisme.

  • 1.1.a. Colonisation

Le terme de colonisation date de la République romaine. La colonia désigne alors un ensemble de citoyens envoyés par le pouvoir central romain pour peupler un territoire désert ou conquis sur ses premiers occupants. Par ailleurs, le statut juridique de ces colonia prévoit une autonomie municipale, mais précise que ses citoyens restent subordonnés politiquement à Rome, la cité mère.

Le terme de colonie est à nouveau utilisé au XVIIème siècle, pour désigner à la fois l’installation des colons (le processus) et le domaine colonisé (le résultat). Plusieurs termes permettent de décliner les diverses formes de colonies existantes :

    • plantation (aux Antilles, en Amérique du nord...)
    • établissement (aux Indes)
    • comptoir (en Afrique)
    • ...

Au XIXème siècle, il n’existe plus de territoires déserts, bien que l’Angleterre considère l’Australie, dès le XVIIIème siècle, comme une Terra Nullus (terre vierge), au motif que les Aborigènes sont nomades et que la terre ne leur appartient pas. En revanche, bien que les puissances coloniales n’évoquent pas toujours explicitement la relation de dépendance des colonies avec les métropoles, cet état de dépendance apparaît lors des décolonisations : les pays décolonisés sont en effets qualifiés de nouvellement indépendants, ce qui suppose une dépendance antérieure. Ainsi, en 1828, l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique réintroduit la dimension de subordination dans le sens du terme colonie.

Au XIXème siècle, on distingue deux types de colonies :

    • les vrais colonies : colonies de peuplement blanches sous des climats tempérés (Amérique du nord, Australie, Nouvelle Calédonie...)
    • les simples colonies : colonies que les blancs, largement minoritaires, ecploitent au profit de la métropole

A la fin du XIXème siècle, l’impérialisme impose un changement de vocabulaire. On distingue :

    • les colonies de peuplement, qui reposent sur la volonté de remplacer progressivement et définitivement les indigènes par des colons (la Nouvelle-Calédonie et l’Algérie sont les seules colonies françaises de ce type)
    • les colonies d’encadrement, ou « colonies d’exploitation » (terme officiel)

Après la seconde guerre mondiale, le terme de colonie, trop associé à la dépendance et à la soumission, disparait. A ce titre, le discours de Charles De Gaule lors de la conférence de Brazzaville 1944 (conférence qui prévoit d’établir de nouvelles relations entre la métropole et les colonies, et jette les bases de l’Union Française), est un moment mythique dans l’histoire coloniale française. Deux ans plus tard, les termes d’empire et de colonie sont banis de la constitution élaborée pour la Cinquième République, et l’ « empire colonial français » devient l’ « union française ».

  • 1.1.b. Impérialisme

Le mot impérialisme est fortement connoté politiquement. La plupart du temps, il est utilisé par ceux qui critiquent la domination de certaine puissances occidentales sur d’autres peuples, généralement suivant une analyse marxiste. On parle à ce titre d’impérialisme américain pour expliquer les guerres menées par les Etats-Unis depuis les années 90. Définition retenue pour l’impérialisme : politique d’un Etat visant à réduire d’autres Etats sous sa dépendance politique, économique ou militaire.

La phase impériale du capitalisme français est associée au développement de la Troisième République, et prend fin alors que l’idée coloniale atteint son apogée. Selon Raoul Giradet [1], l’opinion française n’a jamais été favorable à l’impérialisme, sauf dans les dernières années de la colonisation, au moment des gerres d’indépendance.

En 1914, l’empire français atteint une taille égale à vingt fois la superficie de la métropole (11 millions de km2). Par la suite, après la première guerre mondiale, la Société des Nations accorde de nouveaux mandats à la France, dont l’empire s’étend encore sur les anciennes possessions des vaincus. Entre 1870 et 1914, la taille de l’Empire Français a ainsi été multiplié par 10, grâce à l’acquisition de nouveaux territoires en Afrique sub-saharienne et en Indochine.

-  1.2. Chronologie de la colonisation française

En école élémentaire, l’enseignement situe le début de la colonisation autour de 1534, date de l’expédition de Jacques Cartier à Terre-Neuve. Entamé plus de trois siècles avant la création de la Troisième République, le processus de colonisation se développe suivant un mouvement dicontinu durant quatre siècles. Ainsi, la France se fait confisquer à deux reprises ses possessions à la suite de défaites militaires :

    • à la fin du seizième siècle, les colonies françaises sont confisquées au profit de l’Espagne et du Portugal,
    • à la fin du dix-huitième siècle, la défaite napoléonienne permet à l’Angleterre de s’approprier une partie des colonies françaises, en particulier en Amérique du nord.

A partir de 1830, l’expansion coloniale française connaît une nouvelle croissance, suivant un mouvement continu, sans nouveau recul. Ces discontinuités permettent de distinguer deux phases, la première du seizième siècle à 1830, et la seconde de 1830 à 1962.

  • 1.2.a. Première phase de la colonisation française :
Tableau 1
source : documents diffusés par Marie Salaün dans le cadre du cours de M1-Sciences de l’Education, éducation et colonisation - Semestre 1 (Université Paris 5).

Durant la permière phase de colonisation, les possessions françaises sont essentiellement des colonies d’exploitation, excepté celle du Québec. Souvent, on ne compte que quelques familles installées dans des comptoirs.

  • 1.2.b. Seconde phase de la colonisation française :

Après la défaite de Napoléon, la France abandonne tout espoir de victoire militaire et de conquête sur le territoire européen. Si elle veut garder son rang de grande puissance, elle doit donc s’étendre dans les colonies, qui deviennent un enjeu fondamental dans la lutte que se livrent les puissances européennes. Les colonies deviennent une nécessité vitale pour les intérêts des classes dirigeantes françaises.

Tableau 2 - tableau 2- Chronologie de la phase 2 de la colonisation française
source : documents diffusés par Marie Salaün dans le cadre du cours de M1-Sciences de l’Education, éducation et colonisation - Semestre 1 (Université Paris 5).
  • 1.2.c. Différences entre la première et la seconde phase (colonisation française)
tableau 3 - principales caractéristiques des deux phases de colonisation
illustration 1 - empire colonial français

An approximate map showing the maximum extent of French colonial possessions. Québec and Louisiana were bordered by hand, so do feel free to improve upon their accuracy. Note that these posessions were never all held at the same time.

Licence : Vous avez la permission de copier, distribuer et/ou modifier ce document selon les termes de la Licence de documentation libre GNU, version 1.2 ou plus récente publiée par la Free Software Foundation.

illustration 2 - Carte des empires coloniaux
Licence : Vous avez la permission de copier, distribuer et/ou modifier ce document selon les termes de la Licence de documentation libre GNU, version 1.2 ou plus récente publiée par la Free Software Foundation.

2. L’idée coloniale

-  2.1. Les motifs du fait colonial : l’or, le Christ et les soucis domestiques

Un des motifs principaux de l’extension des colonies françaises est la recherche du profit. selon les arguments de ce type avancés pour justifier la colonisation, tout le monde y gagne : la métropole, évidemment, mais également les populations « barbares » ou « indigènes » [2].

Une autre raison évoquée pour défendre la colonisation est la nécessité d’apporter le salut chrétien et les bienfaits du progrès aux populations indigènes (alibi philanthropique). Les premiers à arriver sur les lieux d’une colonie sont les missionnaires. Colons d’ « avant-garde », ils se transforment facilement en martyrs, ce qui permet de justifier par la suite les expéditions militaires et la « pacification » des territoires colonisés.

La métropole utilise également ses colonies pour résoudres ses « soucis domestiques », suivant une stratégie de diversion :

    • La colonisation occupe les militaires, qui pourraient devenir dangereux s’ils n’avaient pas de mission à remplir hors de la métropole. En conséquence, se développe une phantasmagorie autour de l’héroïsme des militaires français : tableaux, poèmes, chansons, etc. Alors que l’armée française risque d’être discréditée par ses défaites en Europe, les victoires dans le Sahara sont les bienvenues. Cependant, la réalité du terrain n’a rien à voir avec l’idée de la guerre coloniale telle qu’elle domine la métropole : le code militaire, qui prévalait lors des conflits européens, n’est pas adapté aux guerres de conquête coloniales, et après quelques mauvaises surprises, les stratèges n’hésitent pas à utiliser tous les moyens pour réduire la résistance indigène.
    • La perspective de s’installer dans les colonies permet de donner de l’espoir aux paysans et aux prolétaires de métropole qui, sans celà, risquent de se soulever contre un ordre social responsable de leur misère.
    • Le peuplement de certaines colonies permet de purger la société française de ses « mauvais éléments ». Les opposants politiques, des insurgés de la Commune de Paris aux insurgés de la révolte kabyle, les condamnés de droit commun et les prostituées sont ainsi expulsés hors de la métropole. Les colonies constituent ainsi l’exutoire des sociétés modernes.
illustration 3 - Affiche de l’exposition coloniale de 1906
Licence : cette oeuvre fait partie du domaine public (droits expirés)
illustration 1 - Affiche de l’exposition coloniale de 1906

Carte postale de 1906 montrant la tour de l’Annam construite pour l’exposition coloniale. photo prise par E. Lacour.

Licence : cette oeuvre fait partie du domaine public (droits expirés)

Durant la seconde phase de colonisation, les trois idées (l’or, le Christ, et les soucis domestiques), sont souvent antagonistes. Il est ainsi difficile d’expliquer que la colonisation vise à aider les indigènes alors qu’ils travaillent à mort pour l’économie française. Il est donc nécessaire de présenter à la population métropolitaine une idéologie coloniale cohérente, pour légitimer la colonisation.

Pour réaliser cet objectif, trois expositions coloniales sont organisées en France : à Marseille, en 1906 puis en 1922, et à Paris en 1931. Dans une métropole peuplée alors de 32 millions de personnes, l’exposition de 1931 accumule au bois de Vincennes 34 millions d’entrées en deux ans, pour 7 millions de visiteurs. Il s’agit d’une manifestation organisée à la façon d’un parc d’attraction moderne, autour de reconstitutions de monuments et de scènes exotiques jouées par des indigènes déportés des colonies. Dans l’espace réduit du parc de Vincennes, les métropolitains peuvent ainsi traverser l’ensemble de l’empire colonial français.

Une des « attractions » souvent attribuées à l’exposition coloniale est la présentatation des 114 « Canaques mangeurs d’hommes venus de leurs ïles lointaines » (Nouvelle Calédonie), nus et en cage. Or, cette « attraction » » est organisée en marge de l’exposition, dans le jardin d’acclimatation de Boulogne. Le thème des « sauvages non civilisés » n’est pas en phase avec ce que les organisateurs de l’exposition coloniale souhaitent montrer des colonies : les visiteurs ne doivent pas penser que, malgré plusieurs décennies « d’éducation » dispensée aux indigènes, certains auraient pu conserver leur culture « barbare » [3].

L’écho rencontré par l’exposition de 1931 ne doit cependant pas masquer le désintérêt éprouvé par des français à l’égard des colonies durant la Troisième République. L’opinion publique ne s’est intéressée à la colonisation que tardivement, au moment où les luttes pour l’indépendance commençaient à secouer l’empire colonial français. Jusqu’à la victoire sur l’Allemagne en 1918, les revendications territoriales intéressant la population française concernaient essentiellement l’Alsace et la Loraine.

-  2.2. Les facteurs de la colonisation sous la Troisième République

Pendant la troisième république, le clivage entre les partis colonialistes et anti-colonialistes ne recouvre pas les clivages gauche/droite tel qu’on peut se les représenter aujourd’hui : la « gauche » républicaine de la Troisième République, Jules Ferry en tête, défend la colonisation contre la droite nationaliste et royaliste. Quatre facteurs, d’ordres démograhique, économique, idéologique et politique, permettent d’expliquer la seconde phase de colonisation. Jules Ferry, dans un discours devant l’Assemblée Nationale daté du 28 juillet 1885 (cf. annexe 8 - justifications de la colonisation), expose conjointement ces quatre facteurs.

  • Facteur démographique

La France est le premier pays à effectuer sa transition démographique, dès le début du XVIIIème siècle. Pour lutter contre les puissances allemande et britannique, la France doit rester forte démographiquement : les Français restent donc en métropole. Dans les possessions françaises, de nombreux colons sont donc d’origine étrangère, comme les Italiens en Syrie.

  • Facteur économique

Nommé « mise en valeur » sous la Troisième République, le facteur économique n’est pas le plus important. Les colonies jouent en effet un rôle mineur dans l’économie française : elles coûtent plus qu’elles ne rapportent. A ce titre, la théorie développée par Lénine dans l’impérialisme, stade suprême du capitalisme [4], selon laquelle le capitalisme national du XIXème siècle ne permet plus aux classes dirigeantes de dégager un profit suffisant, semble inadaptée à la situation française. Le capitalisme français n’a pas besoin des profits coloniaux pour perdurer.

  • Facteur idéologique

Après la révolution française de 1789, l’Eglise commence à concevoir la France comme une terre perdue. L’anticléricalisme de la Troisième République conforte de clergé dans l’idée que son oeuvre missionnaire doit être menée ailleurs qu’en métropole, l’Europe semblant définitivement fermée à son expansion. On assiste alors à un « renouveau missionnaire » : l’Eglise se fixe comme objectif d’évangéliser le monde non-civilisé (hors de la chrétienté, pas de civilisation).

Le pendant laïque de ce renouveau missionnaire est bien décrit par Rudyard Kipling dans un poème intitulé Le fardeau de l’homme blanc (cf. annexe 8 - justifications de la colonisation) : suivant une vision évolutionniste et scientiste, les élites des puissances coloniales considèrent qu’il est du devoir des sociétés les plus « développées » d’apporter les bienfaits de la « civilisation » aux populations moins avancées. En retour, les sociétés « arriérées » auraient le droit de bénéficier de la civilisation.

  • Facteur politique

En terme de politique intérieure, nous avons déjà évoqué le rôle de régulateur social joué par les colonies : les « classes dangereuses » sont sous la menace permanente d’une déportation vers les possessions françaises.

Les colonies permettent également de restaurer le prestige de la nation française, terni par les défaites militaires en Europe. Il s’agit de créer une « plus grande France », selon les termes de Jules Ferry, qui ajoute : « rayonner sans agir, c’est abdiquer ». La droite se rallie à la gauche dans la défense de la colonisation lorsque l’argument patriotique prend suffisamment d’importance... lorsque « être patriote » implique nécessairement « être pour les colonies ».

La prise de possession de territoire par les métropoles est donc un enjeu important dans la lutte que se livrent les puissances coloniales. Afin de réguler la course aux colonies, la conférence de Berlin de 1884-1885 (cf. annexe 4 - conférence de Berlin) fixe les règles à respecter pour s’approprier de nouvelles colonies : un Etat doit informer les autres métropoles lorsqu’il acquière un nouveau territoire ; pour se déclarer propriétaire d’un territoire, il faut recueillir l’accord des indigènes, sous la forme d’un traité signé par les chefs colonisés. Cette « course au clocher », reposant sur la règle du « premier arrivé, premier servi », provoque un dépeçage accéléré de l’Afrique, et la création de frontières tracées arbitrairement.

3. La société coloniale

La société coloniale est composée de nombreux éléments. Les vagues successives de colonisation, les divers types de peuplement et les différences de statuts entre les populations des colonies créent des groupes ou des classes aux droits et aux intérêts divergents. Dans toutes les principales colonies françaises, les colonisateurs de nationalité française sont minoritaires.

tableau 4- L’Empire colonial français à son apogée
source : documents diffusés par Marie Salaün dans le cadre du cours de M1-Sciences de l’Education, éducation et colonisation - Semestre 1 (Université Paris 5). Ont été exclus de ce tableau le territoire arabe de Cheikh Saïd (qui n’a jamais été réellement occupé par la France), l’île de Clipperton et les autres terres désertes (Sain-Paul et Amsterdam, Crozet, Kerguelen, Terre-Adélie.

Compte-tenu de cette importante disproportion entre le nombre de citoyens français et le nombre d’indigènes, le système colonial français ne peut pas tenir csimplement au bout du fusil. La stabilité des colonies repose donc, non sur la force militaire, mais sur le déployement d’un ensemble de dispositifs qui permettent aux colons d’adhérer à l’idéologie coloniale, et sur la mise en oeuvre de mécanismes de violence symbolique. Une des fonctions de l’enseignement aux colonies, parmi ces mécanismes, est justement de faire tenir le système colonial.

[1] cf. Raoul Girardet. L’idée coloniale en France. Paris, 1991, Editions Hachette, collection Pluriel référence.

[2] Les populations sont qualifiées d’indigènes quand leur degré de civilisation est jugé relativement avancé par la métropole, et de barbares lorsque leur niveau de développement est considéré comme nul.

[3] Lire à ce sujet : DOPHINE Joël. Canaques de la Nouvelle Calédonie à Paris en 1931. Paris, l’Harmattan : 1998. 190 pages. ISBN : 2738463843.

[4] V. LENINE. L’impérialisme, stade suprême du capitalisme. Paris, Editions La Dispute (classiques du marxisme-léninisme) : 1976. 230 pages. ISBN : 2209053404 .


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source : documents diffusés par Marie Salaün dans le cadre du cours de M1-Sciences de l’Education, éducation et colonisation - Semestre 1 (Université Paris 5).
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Forum associé à l'article :
De la colonisation à l’impérialisme. La France et ses colonies
mercredi 7 mars 2007
par Aurélie

Bonjour,

En vue d’un exposé sur la colonisation,nous trouvions votre tableau sur la 2ème phase de colonisation très intéressant.Pourriez vous nous le communiquer car nous n’arrivons plus à le visualiser ?




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De la colonisation à l’impérialisme. La France et ses colonies
jeudi 28 décembre 2006
par Dédé
A propos des colonies qui coûtent plus qu’elles ne rapportent. L’affirmation est incomplète. Certes les colonies coûtent cher aux Etats. Mais elles offrent des bénéfices aux firmes privées très intéressants. Les intérêts économiques (privés) ont joué dans le renouveau de la colonisation de la fin du XIXème.


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De la colonisation à l’impérialisme. La France et ses colonies
mercredi 5 avril 2006
Bonjour je suis étudiante en licence d’HISTOIRE ,j’ai lu cet article avec intérêt dans la cadre dde l’UE l4 intitulé EUROPE ET AFRIQUE ; mais je souhaiterais avoir un avis sur le poème de RUDYARD KIPLING


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De la colonisation à l’impérialisme. La France et ses colonies
mardi 25 octobre 2005
par Myriam Cottias

Bonjour,

Je viens de lire avec grand intérêt votre article sur colonisation/impérialisme. Je voudrais juste vous préciser que sur la question de l’assimilation, les esclaves des Antilles françaises affranchis en 1848, ont été les premiers a être officiellement "assimilés", par l’attribution de la nationalité et de la citoyenneté française en 1848, puis, en 1949, par la loi de départementalisation dite d’assimilation. Encore bravo pour votre travail et bien cordialement,

Myriam Cottias, CNRS, UAG, EHESS




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    De la colonisation à l’impérialisme. La France et ses colonies
    vendredi 28 octobre 2005
    par Sylvain Bellégo

    Bonjour,

    Merci pour ce commentaire et pour les précisions sur l’"assimilation". Une précision : ce document est la retranscription de mes notes de cours sur l’enseignement de maîtrise dispensé par Mme Salaün à Paris 5, en sciences de l’éducation. Il ne s’agit donc pas d’un travail proprement personnel, bien que la façon dont le cours est retranscrit soit subjective.

    Dans quelques semaines, je devrais publier la suite de cet enseignement, avec un développement conséquent sur l’éducation aux colonies : peut-on utiliser les modèles proposés par la sociologie critique des années 70-80 (Bourdieu et Passeron, Baudelot et Establet...) pour analyser le système scolaire colonial ?

    N’hésitez pas à revenir de temps en temps par ici pour poster commenter la suite.

    Cordialement, Sylvain Bellégo.


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