« Ce travail est né d’une insatisfaction profonde concernant les discours en vigueur sur la scolarisation en banlieue » En effet, le discours politique et médiatique est très négatif et ne s’intéresse qu’au sensationnel, il se focalise sur les symptômes sans regarder les causes. Le but d’A.Van Zanten est d’essayer de comprendre comment se construisent les problèmes.
Interview d’A. Van Zanten à Vie Pédagogique (Québec) en 2004 :
« On n’ignore pas les problèmes. Il y a plutôt un trop-plein de discours à la fois politique et médiatique sur cette question. Le discours politique et le discours des médias vulgarisent un peu celui de la recherche, mais ils le tirent dans le sens de tout ce qui est le plus impressionnant. Ils mettent en avant le plus scandaleux. Je pense que cela dessert le regard que l’on porte sur ces zones. On jette toujours un regard catastrophiste, très négatif, mais en se focalisant sur les symptômes sans regarder vraiment les causes des problèmes qui se posent(...). On a alors l’impression de connaître les problèmes, mais en fait on ne les connaît pas et on ne les comprend pas. C’est pour cela que j’ai eu envie d’aller voir de plus près ce qui se passait et comment se construisaient les problèmes ».
Les dimensions essentielles de l’action politique et administrative et l’expérience des acteurs sur le terrain demeurent dans l’ombre :
Au travers la notion d’école périphérique A.Van Zanten va tenter en premier lieu
En second lieu et plus globalement, elle propose un autre regard sur la scolarisation en mettant l’accent sur le rôle des dynamiques locales dans la reproduction et la transformation des systèmes scolaires, et sur l’interaction entre réalités éducatives marginales et les normes centrales de l’administration.