Pour conclure, bien que ces deux textes ne soient pas écrits par des sociologues, et qu’ils ne traitent pas à proprement parler de questions sociologiques, il n’en reste pas moins qu’ils trouvent leur place dans le cadre de ce cours.
En effet, ils nous permettent d’aborder la question de la culture et de l’identité culturelle sous un angle différent, en choisissant d’analyser le rapport étroit qui existe entre la culture, et le vecteur de la culture qu’est la langue.
Choisir consciemment ou non de s’exprimer dans la langue d’un pays dont on a été chassé, choisir de transmettre ou non sa langue maternelle dans un pays où elle n’est pas ou peu pratiquée, sont autant de choix qui ne sont pas des actes anodins. Ils se révèlent porteurs de la façon dont les locuteurs se perçoivent, de l’opinion qu’il se font de leur culture, bref, ils expriment bien plus que de simples capacités d’adaptation ou non à un autre système linguistique.
Par ailleurs, à l’heure de l’ouverture de l’Europe, on peut être amené à penser que les enseignants français seront de plus en plus confrontés à des cas d’enfants bilingues (ou en passe de le devenir), qu’ils soient nés de couples mixtes, ou que leurs parents aient choisi de s’installer en France.
Mieux comprendre tous les enjeux cachés sous le couvert du bilinguisme, c’est peut être aussi un bon moyen d’aider ces enfants à trouver la place qui leur convienne et qui leur corresponde dans la société française, mais aussi en tant que citoyen européen.