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AccueilSciences de l’éducationDocumentation et langageDocumentationLes collégiens et le CDIPartie 2 : Comment analyser le rapport des élèves au CDI ?
Dernière mise à jour :
jeudi 3 novembre 2005






   
Sur le web
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BIP 40
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2.2 - Le cadre de notre étude
vendredi 2 septembre 2005
par Sylvain Bellégo

Profil de l’établissement

Notre enquête porte sur les élèves du collège Felix Esclangon, situé au centre ville de Viry Châtillon, ville de l’Essonne (91) comptant 30 000 habitants. Les jeunes inscrits dans ce collège sont pour la plupart issus des classes moyennes, répartis dans quatre classes de troisième, cinq de quatrième, et autant de cinquièmes et de sixièmes.

Profil du CDI

Organisation de l’espace et fond documentaire Le CDI de ce collège peut accueillir dans de bonnes conditions une demi-classe, soit une vingtaine d’élèves. Les usagers peuvent compter sur une dizaine d’ordinateurs en libre accès, sans connexion à internet, pour utiliser des logiciels pédagogiques ou encyclopédiques, « s ’amuser » en utilisant quelques programmes ludiques (un logiciel de dessin, pour l’essentiel) et consulter le catalogue du CDI grâce au logiciel BCDI. Un coin lecture est aménagé à proximité du fond de bandes dessinées et de périodiques, des tables sont à leur disposition à proximité des livres de fiction, et un petit espace est dédié aux recherches qu’ils souhaitent mener sur leur orientation.

Le fond documentaire est constitué de 2 706 exemplaires de périodiques, 2 073 livres documentaires, organisés suivant la classification dewey, 3 114 livres de fiction [1], classés par nom d’auteur, et 325 bandes dessinées. Les élèves peuvent emprunter les livres documentaires et de fiction pour une durée de trois semaines, et les périodiques ou les bandes dessinées pendant deux semaines.

Tableau 3 - fond documentaire du CDI

Type de documentNombre de documents
périodiques34,3%
livres documentaires26,3%
livres de fiction39,5%

-  Analyse des emprunts réalisés au CDI pendant l’année 2004 / 2005

Bien que le volume des emprunts ne constitue pas un indicateur fiable de l’usage qui est fait du CDI, comme nous l’avons évoqué précédemment, connaître la répartition des documents empruntés peut donner une idée globale de la façon dont le CDI remplit sa mission de fournisseur de documents. Les données étudiées dans cette partie sont issues de la base de donnée du logiciel BCDI, grâce à des requêtes permettant de connaître le nombre d’emprunts en fonction de différents critères [2].

Répartition des emprunts par statut :

Tableau 4 - nombre des emprunts par statut

statut de l’emprunteurnombre d’emprunts
Elève92,3%
Enseignant6,7%
Administratif1,0%

Les élèves ne sont pas les seuls à pouvoir emprunter des documents dans le CDI. Mais le volume des prêts accordés aux deux catégories de personnel reste largement minoritaire face à celui des emprunts réalisés par les élèves.

Répartition des emprunts réalisés par les élèves par niveau scolaire :

Tableau 5 - nombre des emprunts d’élèves par classe

classe de l’emprunteurnombre d’emprunts
Troisième14,8%
Quatrième7,5%
Cinquième31,9%
Sixième45,8%

Parmi l’ensemble des emprunts réalisés pendant l’année scolaire, près de la moitié (45,8 %) le sont par les élèves de sixième. Viennent ensuite ceux réalisés par les élèves de cinquième, puis par les élèves de troisième, et enfin par les élèves de quatrième. On constate que le nombre d’emprunts diminue régulièrement lorsque l’élève progresse dans sa scolarité, pour connaître une augmentation en troisième (cette augmentation est d’autant plus remarquable que les élèves de troisièmes sont moins nombreux que les autres). Le volume dominant des prêts de documents aux élèves de sixième peut s’expliquer par les activités de découvertes du CDI entreprises par le documentaliste auprès de ces classes : tous les élèves de sixième ont emprunté au moins une fiction pendant leur année scolaire. Dans ce cas, on peut admettre que ces emprunts réalisés sous la contrainte incitent les élèves à revenir s’approvisionner au CDI, et que l’effet de ces activités de découverte s’amenuise avec le temps. La décroissance régulière jusqu’en quatrième peut résulter de l’absence de sollicitations de la part du personnel enseignant. Quant à l’importance du volume des emprunts réalisés par les élèves de troisième, elle résulte probablement partiellement de l’approche du brevet des collèges.

En supposant que le volume de documents empruntés reflète (au moins en partie) le volume de lecture des élèves, le statut de la lecture semble évoluer, pour passer d’une dominante lecture-plaisir en sixième à une dominante lecture-travail en troisième, lorsque les exigences de résultats et l’approche des examens imposent aux collégiens de nouer une relation plus utilitaire avec le support écrit.

Répartition des emprunts réalisés par les élèves par type de document :

Tableau 6 - emprunts d’élèves par type de prêt

type de prêtnombre d’emprunts
Bande dessinée15,3%
Documentaire19,5%
Fiction61,3%
Périodique3,9%

Une grande majorité des emprunts effectués par les collégiens au cours de l’année scolaire concerne les livres de fiction (61,3 % des emprunts sont des emprunts de fictions). Les prêts de documentaires (19,5 %) et de bandes dessinées (15,3 %) sont cependant loin d’être négligeables, quand les emprunts d’exemplaires de périodiques sont anecdotiques (3,9 %).

Ces chiffres ne prétendent pas refléter les habitudes de lecture des collégiens. Les chiffres des emprunts ne nous révèlent rien sur ce que lisent les élèves dans le CDI : pendant les pauses, de nombreux lycéens lisent des bandes dessinées ou des revues, et plus rarement des documentaires, alors que la lecture de fictions dans le centre de documentation est rares. Il est probable que la hiérarchie par type de document s’inverserait si on considérait non plus les emprunts mais le temps consacré à lire ces documents pendant les pauses. Par ailleurs, chaque type de document relève d’un rapport à la lecture différent : les bandes dessinées et les périodiques sont lus et empruntés, dans la grande majorité des cas, par plaisir. Dire si les fictions et les documentaires sont choisis majoritairement par plaisir ou par obligation est en revanche plus difficile. Et pour finir, on peut supposer que ceux qui empruntent le plus de documents sont des lecteurs de livres : d’une part, l’ambiance du CDI est rarement propice à une lecture solitaire et intensive ; d’autre part, l’emprunt suppose une interaction avec le documentaliste, et ceux qui empruntent une fiction peuvent penser qu’ils sont mieux considérés quand leur choix est conforme au mode de lecture le plus légitime.

Répartition des emprunts réalisés par les élèves par type de document et par niveau :

Tableau 7 - Emprunts d’élèves par classe et par type de prêts

La répartition des emprunts par type de document est sensiblement la même pour toutes les classes, à l’exception de la quatrième : parmi les emprunts réalisés par les élèves de troisième, de cinquième et de sixième, entre 13 % et 15 % concernent les bandes dessinées, entre 13 % et 17 % sont des emprunts de documentaires, entre 67 % et 70 % sont des prêts de fictions, et entre 1 % et 4 % portent sur les périodiques. Les élèves de quatrième se distinguent dans leurs emprunts de périodiques (17 %), qui sont proportionnellement plus importants que pour les autres classes, et de fiction, qui sont eux moins nombreux (53,4 %). Cette différence n’est pas causée par la diminution absolue du nombre d’emprunts par les élèves de cinquième. En valeur absolue, les quatrièmes ont empruntés 15 revues dans l’année, contre 11 pour l’ensemble des autres classes. Globalement, les élèves de quatrième empruntent moins, mais ils empruntent plus de périodiques que les autres.

[1] Les requêtes effectuées sur la base de donnée du logiciel BCDI ne nous ont pas permis de distinguer les fictions des contes et des poèmes, qui occupent une place à part dans le CDI.

[2] cf. annexe n°1 - les emprunts effectués au CDI du collège Félix Esclangon de Viry Châtillon pendant l’année scolaire 2004 / 2005


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Dans la rubrique :
  1. 2.1 - Usage et fréquentation d’un CDI de lycée
    2 septembre 2005

  2. 2.2 - Le cadre de notre étude
    2 septembre 2005

  3. 2.3 - Construction du questionnaire
    2 septembre 2005

  4. 2.4 - Conclusion
    2 septembre 2005