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Dernière mise à jour :
jeudi 3 novembre 2005






   
Mots-clés
Type de document :
Note de lecture
Niveau d’étude :
Licence - 3
Enseignant :
PLAISANCE Eric
Enseignant :
SIROTA Régine
Enseignant :
XAVIER DE BRITO Angela
Sur le web
Observatoire des inégalités
La fondation de l’Observatoire des inégalités est liée à la conjonction de deux phénomènes : la montée des inégalités, qui ne pose pas uniquement un problème de justice sociale, mais aussi un problème politique ; l’insuffisance dans la collecte et la diffusion des données statistiques sur les inégalités.
La vie non rêvée dans les campings. La dépense de logement selon l'âge Qualité de vie et logement Les homosexuels victimes de discriminations dans leur famille Les "Journées des oubliés des vacances"
BIP 40
Assez de Dow Jones et de Cac 40 ! Pour que la question des inégalités et de la pauvreté prenne enfin la place qui lui revient dans le débat public, le Réseau d’alerte sur les inégalités a mis au point le Bip 40, un baromètre construit sur plus de 60 séries statistiques concernant les différents champs concernés par les inégalités et la pauvreté.
La dégradation de l'asile en France : problèmes de mesure Le taux de refus des demandes de statut de réfugié Niveau record pour les inégalités et la pauvreté Le niveau de vie des salariés : de la « modération » à la régression ? Quand on parle du pouvoir d'achat au 20 heures de France 2
80 % au bac... et après
BEAUD Stéphane. 80 % au bac... et après ? : Les enfants de la démocratisation scolaire. Paris : Editions la Découverte, 2002. 345 pages. Collection Sciences humaines et sociales, n°155. ISBN : 2-7071-4151-8.

« 80 % d’une génération au bac » : ce mot d’ordre, lancé en 1985 comme objectif de l’enseignement secondaire français, fait l’objet d’un consensus politique, satisfaisant le progressisme de la gauche enseignante et le pragmatisme des gouvernements qui ont vu là un moyen de juguler le chômage de masse des jeunes. Ce slogan a nourri les espoirs d’une possible promotion sociale pour les enfants de familles populaires, en particulier immigrées, dans un contexte d’insécurité économique et sociale croissante. Dans ce livre nourri d’une enquête de dix années, Stéphane Beaud raconte, à travers les portraits de jeunes d’un quartier HLM à forte composante immigrée, les illusions et les désillusions de ces « enfants de la démocratisation scolaire », engagés dans la voie incertaine des études longues. Il montre comment ils ont dû déchanter alors qu’ils se voyaient peu à peu relégués dans les filières dévalorisées du lycée et du premier cycle universitaire. L’auteur met ainsi en lumière l’ambivalence de la politique volontariste de démocratisation scolaire : d’un côté, une élévation globale du niveau de formation et une forme de promotion sociale pour certains et, de l’autre, un coût moral et psychologique important, voire dramatique, pour ceux qui se retrouvent fragilisés par leur échec universitaire et confrontés au déclassement social.

source : Editions La Découverte

Documents joints à cette rubrique :
Notes de lecture - 80% au bac... et après ?
Articles publiés dans cette rubrique
mardi 20 septembre 2005
par Maryvonne Quevauvillers-Chapiro
Introduction
« 80% d’une classe d’âge au bac », objectif lancé par Jean Pierre Chevènement, ministre de l’Education Nationale en 1985, a fortement retenti dans l’opinion publique. Beaucoup s’interrogeaient sur le sens de cette nouvelle réforme qui prenait la forme d’un slogan.
N’y avait-il derrière qu’une volonté politique de démocratisation scolaire de la part d’un ministre plutôt vécu comme rétrograde sur le plan de la pédagogie qui mettait l’accent sur les savoirs « fondamentaux » (lire, écrire, compter) et prônait l’école (...)

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mardi 20 septembre 2005
par Maryvonne Quevauvillers-Chapiro
Le débat social
Les sociologues, quand ils parlent des problèmes de violence dans les quartiers populaires sont souvent perçus comme voulant « excuser » les jeunes car ils expliquent leur genèse par un contexte économique et social. Ils donnent une sorte « d’alibi sociologique aux conduites déviantes des jeunes* ». La sortie de ce livre « 80% au bac et après... » aurait pu susciter le même genre de réaction appliqué à l’école. En effet, l’accès facilité aux études a tendance à laisser penser que chacun est responsable de sa destinée, et (...)

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mardi 20 septembre 2005
par Maryvonne Quevauvillers-Chapiro
Problématique
Quinze ans après le lancement de cette politique de 80% d’une classe d’âge au bac, Stéphane Beaud propose d’en analyser les effets à partir d’une enquête de terrain. Il pose la question de savoir si la très forte poussée de la scolarisation entre 1985 et 1995 s’est réellement accompagnée d’une démocratisation scolaire ? S’appuyant sur les résultats de P. Merle2 il constate qu’il n’y a pas eu de véritable démocratisation car si le nombre de bacheliers a globalement augmenté, les élèves issus des classes populaires sont (...)

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mardi 20 septembre 2005
par Maryvonne Quevauvillers-Chapiro
Méthodologie
1) Le terrain et les enquêtés
L’enquête se déroule à Granvelle, quartier HLM de la ville de Gercourt près de Montbéliard. Vivent dans ce quartier des familles ouvrières (OS de l’automobile) dont beaucoup sont issues de l’immigration. La réhabilitation de Granvelle, démarrée dans les années 80, n’a pas touché l’ensemble des immeubles, créant des différences à l’intérieur du quartier et reléguant les familles nombreuses et immigrées dans les secteurs excentrés, accentuant ainsi leur sentiment de relégation. L’enquête a porté sur des (...)

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mardi 20 septembre 2005
par Maryvonne Quevauvillers-Chapiro
Les résultats
De manière globale, l’enquête a permis de montrer combien le poids des déterminismes sociaux est extrêmement présent et l’égalité des chances encore bien loin.
Grandir dans une cité avec tout ce que cela suppose d’angoisses et de frustrations, dans des conditions sociales difficiles, pendant les « années noires » de crise grave de la société du travail et de l’emploi, ne peut que retentir fortement dans la socialisation de ces jeunes et engendrer un handicap de départ dans la compétition scolaire. Si la politique (...)

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mardi 20 septembre 2005
par Maryvonne Quevauvillers-Chapiro
Avis personnel
Ce livre m’a beaucoup marquée, car pour peu que l’on ait eu à côtoyer des jeunes ressemblant à ceux de Granvelle, ce qui est mon cas, le livre de Stéphane Beaud se lit comme un roman tant le vocabulaire est simple et les situations décrites parlantes. De plus, ce livre m’a paru extrêmement proche cela est certainement dû à l’engagement de Stéphane Beaud sur le terrain allant même jusqu’à aider les jeunes à réviser leurs examens, on a envie de dire qu’il « mouille sa chemise » et que par rapport à certains chercheurs il (...)

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